Des racines britanniques…

Après l’Acte d’union de 1841, les Canadiens (qu’on appelle aujourd’hui des Québécois) ont tenté de retrouver leurs racines françaises en s’inventant un sentiment d’appartenance pour la France et en présentant l’époque du Régime français comme le paradis perdu (alors que les relations entre Canadiens et Français au temps de la Nouvelle-France étaient loin d’être idylliques…).  Bien que cela soit à l’origine, entre autres, du fort sentiment d’insécurité linguistique que beaucoup de Québécois ressentent encore aujourd’hui par rapport à la France (les premiers ouvrages normatifs puristes dans lesquels on stigmatisait sans honte aucune tous les québécismes datent de la deuxième moitié du XIXième siècle), on peut comprendre le réflexe d’autodéfense des lettrés canadiens de l’époque face à la menace d’assimilation anglaise (annoncée et programmée dans le Rapport Durham). On croyait alors se protéger contre cette assimilation en s’associant culturellement à ce qui s’appellerait désormais la « mère-patrie ».

Il est à se demander, maintenant, contre quoi les Conservateurs croient se défendre en tentant de revigorer les racines britanniques

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Une réponse à Des racines britanniques…

  1. Charles St-Georges dit :

    Le champs de bataille de la droite a été toujours l’imaginaire, n’est-ce pas? Les droitistes sont très utiles pour créer et résoudre des problèmes imaginaires qui n’ont rien à voir avec la réalité, les conditions materielles, etc… Maintenant je commence à comprendre les similarités entre Steve Harper et George W. Bush….

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