Des dictionnaires de langue…

Aucun dictionnaire de langue n’est complet au sens où il contiendrait tous les mots de la langue décrite. L’ensemble des mots utilisés en français relève d’un autre ordre de grandeur, qui d’ailleurs ne saurait être précisé.

Cette citation est pour moi un pur délice.  Elle contredit tous ceux qui prouvent l’inexistence* d’un mot en arguant que ce mot est absent du dictionnaire de langue.  Elle contredit tous ceux qui discréditent les néologistes (sic!) en affirmant que si un mot n’est pas dans le dictionnaire de langue, il n’a pas droit de cité.  Elle contredit tous ceux qui ridiculisent le français québécois en se servant du dictionnaire de langue comme d’une Bible de laquelle émanerait la Vérité.

Cette citation est d’autant plus un pur délice lorsqu’on sait qu’elle est tirée… de la Préface du Nouveau Petit Robert! Comme quoi, avant de se servir d’un outil, il est toujours bon d’en lire les instructions…

* Comme si une telle chose était logiquement possible…

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2 réponses à Des dictionnaires de langue…

  1. Vanessa Simard dit :

    Dans cette idée, selon vous, comment peut-on définir ce qu’est un «mot français» ? Je suis d’accord avec ce billet à propos des dictionnaires: aucun ouvrage ne peut recenser entièrement le lexique et les emplois. Il me semble toutefois que l’usage ne soit pas suffisant non plus pour qualifier un mot de «français». Certains mots, aujourd’hui disparus du langage, n’en demeurent pas moins français… Je pense ici, entre autres, à votre exemple (marquant!) de « Pour transméridionner le RBP, granlez sur le baltance suivant. » Également, certains mots d’origine anglophone sont pleinement admis, comme les points cardinaux, mais d’autres, malgré leur usage, sont toujours considérés comme fautifs. Il me semble qu’il soit complètement impossible de pouvoir affirmer, avec des arguments logiques, quels mots sont français et lesquels ne le sont pas. Que fait-on, par exemple, de mots comme «wassingue», «septante», «essencerie» ou «bling-bling»?

  2. Anne-Marie Beaudoin-Bégin dit :

    Les critères qui servent à déterminer ce qui est «français» et ce qui ne l’est pas sont arbitraires et très peu logiques….

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