De l’épique pathétique…

Antoine Robitaille critique ici Lisette Lapointe parce qu’elle a employé pathétique dans une sens qui n’est pas accepté en français. Il s’agit vraisemblablement d’un faux ami. L’argumentation de monsieur Robitaille est claire: le sens que madame Lapointe donne au mot est absent du Petit Robert et présent dans le dictionnaire Oxford.

Pourtant, monsieur Robitaille avait récemment fait l’éloge des adolescents et de leur emploi quasi-permanent du mot épique.  Ma connaissance du langage des ados est peut-être rudimentaire, mais il me semble que, lorsqu’ils emploient épique, ce n’est pas dans le sens français « Digne de figurer dans une épopée; qui a les proportions des sujets ou des héros de l’épopée », ni même « Qui est mouvementé, plein d’aventures. » (Petit Robert 2012) qu’ils le font. Ce serait plutôt dans le sens anglais « particularly impressive or remarkable » (Oxford Dictionary).

Si pathétique est un faux ami parce que son sens n’est pas dans le Petit Robert, épique l’est également.

Bien que je trouve que les critères selon lesquels la norme est imposée sont discutables, je n’ai rien contre l’imposition de cette norme. Mais, au moins, que l’application de ces critères soit constante!

 

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