De l’influence d’une langue seconde sur la langue maternelle…

On parle beaucoup dernièrement du projet du gouvernement Charest de rendre l’immersion anglaise obligatoire aux élève de sixième année du primaire. Cette mesure fait beaucoup de mécontents.

Il y a plusieurs facteurs qui entrent en ligne de compte dans ce dossier. Le nombre d’enseignants disponibles, le programme, les considérations pédagogiques, la position de l’anglais dans la société québécoise, etc.

Mon but ici n’est pas de donner raison ou de donner tort à qui que ce soit qui critique cette mesure. En fait, j’avoue ne pas avoir assez réfléchi à la question pour être en mesure d’émettre une opinion claire. Je ne me prononcerai donc pas sur ce sujet.

Ce que je sais, par contre, c’est qu’il est prouvé depuis longtemps que l’apprentissage d’une langue seconde est bénéfique pour la connaissance de la langue maternelle. De nombreuses études le démontrent, et taper cognitive benefits of second language learning dans Google donne accès à plusieurs d’entre elles.

C’est donc dire que l’argument selon lequel l’immersion anglaise nuirait à l’apprentissage du français est complètement infondé. N’importe quel linguiste qui connaît un tant soit peu le domaine de l’acquisition des langues secondes le sait.

Les détracteurs du projet devraient se méfier d’un tel argument: il est facile à démolir. Se concentrer sur les facteurs non linguistiques serait plus pertinent.

Mais pourquoi demander l’opinion des linguistes au sujet des questions linguistiques quand on peut se contenter d’affirmer n’importe quoi?

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Une réponse à De l’influence d’une langue seconde sur la langue maternelle…

  1. Jean-Francois Roch dit :

    Bonjour,

    Il est difficile de trouver la juste mesure. Étant bilingue, je trouve agréable et utile de comprendre deux langues et j’aimerais en apprendre une troisième. Je ne peux commenter exactement sur la manière dont le projet va être inséré dans l’horaire des étudiants, mais je peux commenter sur ce que je constate. Mon fils de six ans a un copain Yvan un petit espagnol de son âge qui est arrivé au Québec durant l »été 2011. Après quelque mois seulement, Yvan a commencé l’école avec mon garçon en première année, il joue aussi au hockey ensemble le samedi et le dimanche(j’allais dire fin de semaine, mais!!!). Yvan parle très bien le français qu’il a appris durant l’été. Il parle sa langue maternelle, l’Espagnole et un peu d’anglais en plus. Les enfants en bas âge apprennent et absorbent comme des éponges. Faire de l’apprentissage de l’anglais un jeu peut simplifier l’apprentissage. Le mot «intensif» par contre me chatouille puisque les ressources disponibles pour l’enseignement de l’anglais me semblent déficientes pour l’instant. Nos enfants possèdent un grand potentiel à nous de trouver la meilleure méthode pour le développer. J’ai hâte de voir la suite!
    JF Roch

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